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 L'aneuvien, le psolat et l'uropi

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 39 EmptyMar 24 Jan 2023 - 13:07

Doj-pater a écrit:
En Uropi, ça ne peut pas marcher puisque liama (< liam = amour) veut dire "femme aimée":
Mi liama ! Mon aimée, mon amour et pas "mon petit lama !" (peut être que ça se dit au Pérou… va savoir)

En plus, on ne pourrait plus faire le jeu de mots…
Si le comité uropi ne craignait pas autant les homophones que moi je crains les homographes*, t'aurais pu t'en sortir avec ljama VS liama.


Mais dis voir, liam, c'est certes l'amour, mais uniquement le sentiment, parce que le verbe au participe passé, c'est liamen (repris d'ailleurs, dans le Vordar) non ? Là, j'voudrais bien que tu m'expliques (dans l'fil uropi, si tu veux bien).

"Amant", d'après ce que j'ai vu dans le vordar, c'est liamor.

Quand quelqu'un (une femme surtout, mais plus seul'ment...) dit "mon amour" à un homme, ça donne quoi en uropi ?

En aneuvien, ça donne med klimdak (dans ce cas, med peut être utilisé), aussi bien que med kœrjan. Chose assez marrante d'ailleurs : l'appellation "mon amour" est épicène en français, mais pas en aneuvien (med klimdak/med klimkad). À l'inverse en français, on dit "mon chéri" ou "ma chérie", or, en aneuvien, c'est med kœrjan pour les deux, puisque là, il s'agit d'un adjectif substantivé.

Bref, med kœrjan donne en uropi mi kerina, c'est selon...


Le verbe "chérir", en aneuvien, donne kœrjen, pris donc de kœr° pour "cher" (à son cœur), ce qui donne en uropi kero (on n'est pas bien loin, par conséquent).

Doj-pater a écrit:
La phrase Uropi est donc:
He milkì kwerdes govas id trides kadas in u morna.
Merci pouir cette précision, donc milko n'est pas une relex alglo-espérantiste, mais bien tiré directement de l'indo-européen. Est-ce le même verbe pour "traire quelqu'un" (le fisc trait les classes moyennes et les collectivités et épargne les milliardaires) ?

*"Nous portions des portions". Toutefois, j'ai pas pu en éviter une paire.
°Lequel donne keri en uropi. Pour le coût, là, c'est un peu hors-sujet, mais pas hors-fil, on a droit à diari en uropi et spændon en aneuvien, qui traduit aussi "coûteux" (kosti, en uropi). Ça vient que "coûter" est traduit kosto en uropi et spænden en aneuvien (ben tu vois, ça m'arrive de me mettre qu'un seul mot pour deux mots français... et uropis : ça dépend des circonstances). En fait (et là, j'm'éloigne un poil plus), j'ai deux paronymes tirés du même radical : spænd pour la dépense (financière) et spænt pour le coût (penser à "dispendieux"), lesquels auraient pu être pris d'anciennes versions spænad et spænet. J'ai d'jà évoqué "coûteux" et "coûter", j'ai aussi "dépenser" (spændes ; uspajo) et "dépensier" (spændor ; ansparic, dispajan, dispajor). Retour dans l'sujet : quand on aime, on regarde pas la dépense !

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 39 EmptyMar 24 Jan 2023 - 13:51

Anoev a écrit:
Velonzio Noeudefée a écrit:
Pour moi traire, s'il avait un passé simple, il serait comme au 2ème groupe, chose que j'étendrais à naitre et connaitre.

trais (s - t)
traîmes
traîtes
trairent

En fait le même pour les verbes dont l'infinitif est en -aire ou -aitre, régularisre sur le 2ème groupe en ir (à quand en ire, lol).
Le problème (mais en est-ce bien un ? Dans la langue de Molière, on en a vu bien d'autres) c'est l'homophonie avec le passé simple de "trahir" (verbe du deuxième groupe... justement).

Ben, non, à moins que je ne m'abuse, mais trahir donne pour moi (sans vérification)
je, tu, il trahis (-s -t)
nous trahîmes
vous trahîtes
ils trahirent

Du coup, ça ne se prononce pas de la même manière.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 39 EmptyMar 24 Jan 2023 - 14:06

J'aî dû cônfôndre le cîrconflêxe avec le trëma.

Mais dans ce cas, comment tu prononces "traîmes, traîtes" ? dans quasiment tous les passés simples, y compris des verbes irréguliers, on a toujours la voyelle prononcée /a/, /i/, /y/ et /ɛ/ (premier groupe à la troisième du pluriel : È)°.


°Seules exceptions, sauf erreur de ma part, celles des verbes comme "venir, tenir" et leurs dérivés : ils tinrent /iltɛ̃ʁ/, mais y a jamais de I ni de Î noyé dans le digramme AÎ ou AI dans le cas de passé simple.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 39 EmptyMar 24 Jan 2023 - 19:31

Comment prononces-tu traire, naitre ou même traine, mais, etc. ?

Du coup, tu as la prononciation comme è = ai = ei, soit /ɛ/.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 39 EmptyMar 24 Jan 2023 - 20:54

Velonzio Noeudefée a écrit:
Comment prononces-tu traire, naitre ou même traine, mais, etc. ?

Du coup, tu as la prononciation comme è = ai = ei, soit /ɛ/.


Grosso modo :

/tχɛʁ/ ne pas oublier qu'à côté d'une consonne non voisée (comme ici un T), le R a tendance à être dévoisé en [χ].
/nɛtχ/ itou
/mɛm/
/tχɛn/ itou
/mɛ/
/ɛt͡seteʁa/.

J'te fais grâce des voyelles longues ([ɛ:]) ayant moins de "poids" en français que dans d'autres langues, comme l'anglais, le hongrois, l'aneuvien etc.


Pour le AI, le français est une langue assez capricieuse : y a des locuteurs qui le maintiennent fermé /e/, d'autres comme Francis Cabrel, qui l'ouvrent ([ɛ]). AIS est toujours ouvert, comme AIT. Mais si on en croit le Wiktio, y faudrait dire /ʒevy œ̃ʒɛ/ pour "j'ai vu un geai".

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 39 EmptyMar 24 Jan 2023 - 22:46

Dopa a écrit:
... d'où l'Uropi viro = tourner, changer de direction, virbo = tourbillonner, virgo = tordre, virk = un écrou, virto = tourner (rotation).

Bon, ben, voici c'que j'ai

zhiyr (-a, -ía) = viro
ròten (-na, -éna) = virto
roċen (-a, -éna) = torno
vyyr (-a, -ía) pour "tourner à l'aigre, au désastre, à Evil or Very Mad What a Face "

Sinon, pour "tourbillonner" (virbo), eh ben... j'ai (encore) rien. silent

Pour "tordre" (virgo, on ne confondra pas), j'en ai deux
chrjĕs (-isa, -isa°), pour "tordre en pliant"
chride (-a, -éa) pour "tordre en vrille".

Pour l'écrou (virk), j'ai l'à-priori borsh ; son équivalent mâle (la vis*), c'est l'à-postériori srov (déformation de screw), si bien qu'je m'demande si borsh est bien si à-priori que ça. En tout cas, il n'a strictement rien à voir avec la soupe russe.


°Lequel donne, par conséquent christ à l'impératif ; on ne confondra donc pas. D'ailleurs, Jésus Christ, en aneuvien, se dit Zhes Hrist, sans C. D'autre part, CH se prononce toujours [ʃ] dans cette même langue, même devant une consonne.
*Chose marrante quand même ! puisque l'écrou (anciennement "écroue") est la pièce femelle, et screw qui est la pièce mâle... Bref... vient aussi de... "écroue".

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 39 EmptyMer 25 Jan 2023 - 13:19

Doj-pater a écrit:
Mais ils avaient bien d'autres racines correspondant à l'amour et/ou au désir: PIE *leubh- > lioubov', Liebe, love = amour, + lat libido = désir, et surtout pour les Indiens: PIE *prihₓ-ehₐ- = amour qui donne en sanskrit: priyátā = amour, prīyatē = il aime, priyá- = cher, práyah = plaisir, et en Uropi prijo = plaire, prijad = plaisir, prijan = agréable, prijan = content, prijim = s'il vous plaît… 
racine que l'on retrouve en slave: prijatel' = ami, prijatan = agréable… et en germanique: friend/Freund = ami, frei/free = libre, Friede = paix… etc.
sans parler de *h₄em- = mère > lat amma, d'où amo = aimer (au départ amour maternel).
Voilà c'que ça donne chez moi :

Pour "amour", j'en ai d'jà plus ou moins causé, c'est klim c'est un sentiment profond à l'égard de qui que ce soit (animal, dont humain) ou quoi que ce soit (les trains, la patrie, Dieu, etc), le verbe est identique (mais pas avec les mêmes flexions, 'videmment). On trouve un calque approximatif de theo love. D'où iklímon* pour "amoureux", klimas pour "amoureusement".

Sinon, on a parènton klim, madhon klim, padhon klim, t'aura d'viné de quoi il est question.

Pour "plaire, plaisir", j'ai pompé sur le latin, avec assibilation affriquée du C, et, j'ai, du coup :
PLACEO PLACERE, plàċ (-a, -ía, pour "plaire à"), kjas plàċit ors (s'il vous plaît), plàċyn (plaisir). On a aussi plàċid pour "faire plaisir", le E étant euphonique, le D venant de dor (faire). Ea ka diktă ni das «or plàċidit es: dem pùzet ùs» = Et elle leur dit : « faites-moi plaisir : fichez l'camp».

Pour en finir, pour la libido, le plaisir sexuel, y a qud#, çui-là, j'l'ai d'jà évoqué ; il ne manque pas de dérivés, notamment qutáṅon pour "chaste", qudantesem pour "érotisme", qudig & qurvun pour "galant"°, qudar pour "désirable", qudis pour "lascif", qudon pour "libidineux"...

*Da ere iklímon ed dvokœskaż = il était amoureux de sa cousine issue de germaine. Ù klimon hagràm = une passion amoureuse.
#Pris de Qupidoṅ. J'avais aṅtoqúdon pour "pudibond" dans Idéolexique, mais j'ai oublié de mettre le Slovkneg à jour pour ce mot (entre pas mal d'autres), parce qu'il n'était que dans le paragraphe des dérivés de qud, et qu'il n'avait pas sa page à lui.
°Y a aussi karvidar, mais la teneur est complètement différente : karvet • tœn: kasmesem mata as = La galanterie est morte : le féminisme l'a tuée.

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Dernière édition par Anoev le Mar 7 Fév 2023 - 23:24, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 39 EmptyMer 25 Jan 2023 - 14:05

Anoev a écrit:

Pour le AI, le français est une langue assez capricieuse : y a des locuteurs qui le maintiennent fermé /e/, d'autres comme Francis Cabrel, qui l'ouvrent ([ɛ]). AIS est toujours ouvert, comme AIT. Mais si on en croit le Wiktio, y faudrait dire /ʒevy œ̃ʒɛ/ pour "j'ai vu un geai".

Pour moi ai, quoi qu'il y ait par la suite (sauf n ou m, bien sûr), c'est toujours /ɛ/ (de même pour ei).

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 39 EmptyMer 25 Jan 2023 - 14:47

Velonzio Noeudefée a écrit:
de même pour ei.
Pour -ei-, j'comprends mieux... ce qu'y a d'étonnant en français, c'est qu'y ait une mi-fermée ([e]) faite à partir d'un A (lettre ouverte, en bas du trapèze). Je suppose (à tort ? à raison ?) qu'on ait du pomper ça au grec αι ; va t'en savoir ! Tu pens'ben que j'ai pas voulu m'encombrer d'une telle enclume ! Pas de AI chez moi ; le AU et le EI (rare, çui-ci) me suffisent largement comme... diphtongues.


Comme j'avais le nez plongé dans le Vordar, j'suis tombé par hasard sur mandolin, là, j'ai eu une légère hésitation.

À coup sûr, ce mot doit désigner l'élément de lutherie napolitaine ; du reste, la traduction aneuvienne est assez proche de l'uropie : mantolyn*.

Mais est-il également la traduction d'un dispositif permettant de couper les légumes en lamelles ? comme le préconise ce paragraphe ? Les gens du nord (norvégiens & bataves) et les Galiciens se sont pas foulés. Pour les Allemands, c'est assez compliqué, pour les anglophones, c'est un nom composé ; en aneuvien, c'est une agglutination : blackùċat, pris de
blàdin = lamelle
ckùt = couper
sat = outil.

Là, qu'on me dise pas que je "fais français". J'ai pris de l'italien pour l'instrument de musique (pour la version précédente, je r'connais, mais main'nant, elle est caduque), et pour l'instrument de cuisine, j'ai deux éléments pris de l'anglais (blade + cut) et un à-priori. Le tout relié par deux imbrications, dont la dernière (Ċ) est une charnière.



*Jusqu'à récemment, c'était maṅtolyn, mais le A nasalisé faisait trop relex, exit donc le Ṅ. D'une pierre deux coup : une relex et un caractère spécial en moins !

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MessageSujet: Exogamie   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 39 EmptyJeu 26 Jan 2023 - 1:09

Le grec (origine du mot) nous donne ἔξω pour "hors" et γάμος pour "mariage" : terme qui décrit le fait de choisir son conjoint hors de sa communauté.

Manqdebol pour moi, j'ai bien usnùpat (avec un T, ouphes, on va voir pourquoi), mais ça veut dire "divorce".

Bref, y va falloir que j'donne un sérieux coup d'balai ! Parce qu'évidemment, j'vais avoir aussi les autres à remplacer.


Bon, pourquoi les remplacer plutôt que de trouver autre chose pour "exogamie" ? Tout simplement parce que ùs correspond mieux à "hors" que "dé(faire)", pour lequel je dispose d'un autre préfixe : dys-.


En tout cas, Dopa, qui nous a évoqué l'exogamie dans Uropi 10, ne l'avait pas dans le Vordar. Mais vu que c'est lui qui en a parlé, c'est grâce à lui que j'vais prendre un peu d'avance, sauf si évidemment, il lit mon inter et réagit plus vite que moi.

En attendant, pour "divorce", j'ai décidé de transformer usnùpat en dysnùpat, pareil pour les autres, 'videmment. Ce qui me libère ùs et j'ai donc usnùpet, avec un E devant le T, histoire de garder le calque de "-ie", -y, -ija, -ia et j'en passe. Pris dans la foulée, 'videmment, j'vais en déduire :
inùpet pour "endogamie".
C'est pour les autres (monogamie, polygamie) que je sèche un peu. J'vous dis pourquoi : une polygame, c'est certes quelqu'un qui se marie plusieurs fois, mais c'est surtout quelqu'un qui a plusieurs conjoints simultanément, et là, -nùpet ne suffit plus.

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MessageSujet: Dieu est Dieu, nom de Dieu !   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 39 EmptyJeu 26 Jan 2023 - 17:32

C'est par une phrase de Maurice Clavel* que je démarre cette inter.

En uropi, "dieu" (avec ou sans capitale, petite ou grande, c'est selon), c'est doj, quel qu'il soit, entité unique (et immatérielle) ou bien être divin, mais représenté par une personne (grec, latin, germanique) ou bien un être plus ou moins hybride (Égypte, Inde etc.), qu'il soit sexué, capable de se reproduire, aussi bien avec des déesses qu'avec des mortelles. Une déesse, c'est doja.

En aneuvien, c'est à la fois plus simple et plus compliqué : Div, est toujours neutre. S'écrit avec une capitale, grande (Div) ou petite (ᴅiv) s'il s'agit de monothéisme. Pour ce qui est des divinités locales aneuviennes (Ptahx, Thub), lesquelles étant elles aussi différenciées, mais asexuées, puisqu'éternelles, le nom div (neutre aussi) s'écrit en minuscule, et c'est le nom de la divinité (Skov, par exemple, pour l'eau, chez les Ptahx) qui prend une majuscule. Les autres cas sont un peu différents, puisqu'il s'agit de divinités sexuées, humaines ou non. Pour les divinités non humaines (horus, Anubis, Ganesh...), ils sont considérés comme divek (♀) ou dived (♂). Si ce sont des humains (ou à peu d'choses près), ils sont divkad ou divdak (respectivement). Là aussi, le  nom commun est minuscule, et c'est les prénom des divinités qui portent la majuscule.

Donc
doj se traduit div, divdak ou dived
doja se traduit divkad ou divek.

Peuvent être utilisés, au sens figuré, pour des mortels :

Pelé id Maradonna, doje futbali = Pelé ea Maradonna, divdake fœntballen = Pelé & Maradonna, dieux du foot.
U doja de nukleari fiziki = ùt divkad nuklis qbisiken = une déesse de la physique nucléaire.
Àt div quas eg erlàj? Qupidoṅ, terádert.

*J'allais pas rater l'occasion de diffuser cet extrait qui restera dans les mémoires, du moins, j'espère. Sacré Momo !

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 39 EmptyVen 27 Jan 2023 - 13:41

Doj-pater a écrit:
Ah, le mythe de la côte d'Adam a la vie dure !
J'ai plongé dans l'Vordar, et j'ai trouvé deux noms pout "mythe" : mita et mitik. Comme tu n'as rien mis dans la colonne des commentaires, j'dois en déduire que ces deux noms sont rigoureusement synonymes.

Chez moi, un seul nom : lhip#. Ce nom paraît à-priori, mais il ne l'est pas tant que ça. C'est div (dieu) qui a été retourné par l'intermédiaire du vadora*. Un mythe, c'est une légende, mais aussi un dieu auquel on ne croit plus. Il est renversé par la foi du plus grand nombre.

Div a d'autres types de transformations :
Vid (anacyclique) : le Diable, comme l'antithèse de Dieu°
vib (ambigramme-reflet) : c'est aussi le diable, mais dans son acception purement néfaste.

Chose assez marrante (mais logique, pour qui connait les mécaniques de la symétrie), lhip est l'ambigramme-bascule (par l'intermédiaire du vadora) de vib. Comme quoi, il peut être néfaste de croire mordicus à un mythe.

#Y manquerait bien un corollaire : lhiq. Mais là, j'vois vraiment pas c'que j'pourrais bien lui fourguer comme définition.
*D'autres infos, par là.
°Une de mes convictions : puisqu'il a été possible de faire le mal au nom de Dieu (Inquisition, guerres de religion, Croisades, conquête des Amériques...), pourquoi ne serait-il pas possible de faire le bien au nom du Diable. Et là, évidemment, c'est de Vid qu'il s'agit, pas de vib.
Ùt gyloot vidin = un bon p'tit diable.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 39 EmptyDim 29 Jan 2023 - 11:20

Doj-pater a écrit:
Prijad - le plaisir
****


La racine indo-européenne *prih-eh- = amour, a donné de nombreux mots dans de nombreuses langues indo-européennes.

Tout d’abord dans les langues indiennes:
Amour = प्रेम ‘prem’, प्रीति ‘prīti’ en hindi et marathi, প্রেম ‘prīm’ en bengali, પ્રેમ ‘prēm’ en gujarati
Cher = प्रिय ‘priya’ en Hi etd Mar, প্রিয় priya en Beng, પ્રિય ‘priya en Guj
Amant = प्रेमी ‘premī’ en Hi, প্রেমিক ‘prēmik’ en Beng, પ્રેમી ‘prēmī’ en Guj, प्रियकर ‘priyakar’ en Mar
+ plaisant, agréable = प्रीतिकर ‘prītikar’ en Hi, chéri = প্রণয়ী ‘praṇaẏī’ en Beng, પ્રિયતમ ‘priyatam’ en Guj
* * * *
Dans les langues slaves, elle a donné: 
plaisant, agréable = приятный ‘prijatnyj’ en russe, prijatan en croati et serbe, prijeten en slovène, приятен ‘prijaten’ en bulgare, příjemný en tchèque, przyjemny, en polonais…
Ami = prijatelj en Cr, Sr et Slo, приятел ‘prijatel’ en Bul, przyjaciel en Pol, přítel en Tch, priatelen slovaque… 
* * * *
Et également dans les langues germaniques, par exemple en allemand: Freude = joie, Friede = paix, frei = libre, Freund = ami,(+ Nl vriend, ang friend, dans les langues scandinaves fri = libre, fred = paix) …
* * * *
Cette racine a aussi donné toute une série de mots Uropi: prijo = plaire, prijan= plaisant, agréable, prijad = plaisir, prijen = content, prijim = s’il vous plaît…
Là, j'dois avouer que c'est vach'ment intéressant, même si j'ai pris des racines assez différentes, mais pas si éloignées que ça quand même, si on réfléchit un soupçon.


Pour "plaire", j'ai pris le latin PLACEO. Même si ça ne coïncide pas, il y a quelque chose (j'ai notamment pensé au volapük rigik où on remplaçait les R par des L). Par ailleurs, le latin prononce [k] pour les C (et le psolat les fait prononcer [g]), mais en aneuvien, c'est l'assibilation qui est de mise, en plus de ça, un point de consonne affriquée a été ajouté : plàċ. En plus, ce verbe est transitif direct, c'est à dire qu'il n'a pas besoin d'adposition (ni) pour signifier "plaire à" : ar plàċe das° = ils lui plaisent#.

D'où s'en déduisent : plàċyn = plaisir, plàċun = plaisant, eliplàċ = déplaire.
Pour "plaisance", on a le condensé plànaxtyn, en plus condensé encore plànax. Naxàre (naviguer) a été pompé à l'algardien. Y a  plus  condensé encore : plàx- utilisé dans plàxaver pour "port de plaisance".

Par contre, "plaisanter" utilise un autre radical (żhog-), pompée à l'anglais.

Pour "aimer", j'en ai d'jà parlé ; j'vais  pas y r'venir. Itou pour "cher".


Pour "ami", j'ai pris sur le russe, qui m'a donné drœgdu (la langue qui manquait, en somme).


Pour "frère", j'ai pris du latin FRATER -RIS, pour fràn (adjectif), à la différence essentielle de l'uropi, est utilisé pour LES DEUX GENRES : sesta = frànkad, frat = fràndak. Et du coup, y a fràndu pour "adelphe" : ka hab tiyn frànduse: ùt dax ea ùt każ. Ed fràndak kan hab tiyn frànkaże.

Pour dire "Les Mercuriales sont deux tours sœurs", ça donne, en aneuvien : àr Mercuriales* • tiyn fràne toare. Du coup, "fraternel" donne frànon, frati en uropi.

Je pense ne rien avoir oublié d'essentiel.


°Du coup, j'en ai déduit plàċid pour "faire plaisir" : le D vient de dor (faire). Le I (du subjonctif plaċía) est euphonique, histoire d'éviter une prononciation problématique de ĊD, et reste au parfait, au prétérit et au subjonctif.
#Kjas plàċit ors = s'il tevous plaît ; on a même le condensé familier kjàċit pour "s'te plaît, sioûplaît".
*Nom propre étranger, non aneuvisé.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 39 EmptyMar 31 Jan 2023 - 12:51

"Faire plaisir" évoqué ci d'ssus (plàċid) donne deto prijad en uropi, une locution verbale, donc. Par contre, le verbe aneuvien s'utilise exactement comme  plàċ, à savoir avec un complément à l'accusatif sans préposition.

Le datif du pronom personnel est de mise en uropi, tout comme la préposition a devant un nom commun :

He detì priad a hi baptidota, he kopì co u klad = Da plàċidă ed fadnèrkaż, da kovă ùt robs ni kas = Il fit plaisir à sa filleule, il lui offrit une robe.


J'avais bien pensé à un autre cadeau, mais je n'ai pas trouvé sa traduction en uropi (ibirmalàxat en aneuvien).

Doj-pater a écrit:
En effet quoi de commun entre un petit voilier de quelques mètres et un yacht d'oligarque (russe ou autre) ? Rien, sauf que ça va sur l'eau.
Pour le voilier, j'ai deux termes, selon la taille :

vlimboot : petit voilier, en fait, façon de causer, parce que ceux du tour du monde ou du Vendée-globe font partie de cette catégorie : y a pas que les Vauriens et les Optimists.

vlimxhíp : là, on a d'jà affaire à quelque chose de plus conséquent, c'est, certes les grands voiliers de jadis, mais aussi les cargos à voiles qui commencent à renaître, histoire de respecter un peu l'air et les océans.

Tout ça, évidemment, vient de vlim, pour LA voile (seil en uropi). Pour "LE voile" (vel en uropi), je me suis fendu d'un paronyme : vlym. Pourquoi ? parce qu'au sens propre, c'est pas trop loin, en somme : c'est une pièce textile plus (le) ou moins (la) souple, J'pouvais pas faire comme en français, puisque chez moi, ces deux termes sont neutres (comme seil et vel, d'ailleurs, en uropi), je m'y suis pris autrement : le I de vlim est bien raide, comme une voile, le Y est plus souple, la prononciation est moins extrême, un peu comme le [ɪ] anglais. Par ailleurs, contrairement à vlim qui est seulement explicite (sens prore, sauf si éventuellement on dit tiyn vlime bybordev = deux voiles à bâbord), vlym peut évoquer le voile atmosphérique : atmosfig vlym, voire complètement figuré : ù vlym pasă sed obaajeve én = un voile passa devant (sur) ses yeux.





Pour le port de voile, j'aurais bien vlimaver. Pour "mixte", eh ben... j'ai pas. Grosse lacune, j'ai bien "mixer" (j'me suis pas ben foulé, c'est comme "mélanger" : mixe ; correspond donc à l'uropi mico), mais pas "mixte" (micen en uropi), alors que j'ai "mixture" (mixys). Bref : de quoi causer. Pour l'instant, je rame à domphes. Une voiture (ferroviaire) mixte, c'est pas nécessairement où les sièges de premières et secondes sont entremêlées, c'est une voiture contenant dans la même caisse une salle de première (ou des compartiments) et une ou des salles de seconde (itou), donc la notion de mélange n'apparaît pas. Dans un internat mixte, je ne suis pas vraiment certain que les dortoirs et... les douches soient aussi... mixtes. Donc une coexistence, certes, mais jusqu'à un certain point. Pour le port mixte, je m'perds en conjectures. En tout cas, pour une langue mixte, le mélange peut être vraiment profond, jusque dans les mots eux-mêmes, l'aneuvien ne manque pas d'exemples.

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Dernière édition par Anoev le Jeu 2 Fév 2023 - 21:45, édité 6 fois (Raison : Corrigé après coup.)
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MessageSujet: Drogue et droguistes   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 39 EmptyHier à 0:32

En uropi, la drogue, quelle qu'elle soit, vendue en pharmacie ou sous le manteau, c'est drog, en aneuvien, y a deux termes : drog (comme en uropi, à la prononciation du R près) et nàrkotik. La distinction n'est pas là où on pourrait le penser. En fait, nàrkotik est précisément une drogue qui fait dormir (définitivement, à haute dose) ou qui apaise, comme le témesta, la morphine ou... l'héroïne. Toutes les autres drogues (dopantes, hallucinogène, anabolisantes, aphrodisiaques, légales ou non) sont intégrées dans drog, mais pas dans nàrkotik, mais les produits narcotiques sont inclus dans drog... comme quoi...

On a donc, en uropi, drog pour "drogue", et aussi

drogimania, droginemad (toxicomanie)
droginemor (toxicomane)
drogivendor ((re)vendeur de drogue)
drogo (droguer)

Et...
drogìst (droguiste)
drogistia (droguerie).


Là, j'en suis resté comme deux ronds d'flan... même si j'm'y attendais un peu, langues naturelles aidant, y faut bien dire !

En ce qui me concerne, pour "toxicomanie", j'ai toxœzhet, un à-postériori de synthèse, lequel venant de tox pour "toxine", et nœzhet, emprunté au russe нужда pour "besoin".

Pour "droguer", j'ai, pour l'instant nàrkor, mais là, ce serait plutôt "droguer un cheval avant une course, pour l'endormir". Donc, j'ai comme un trou.

Par ailleurs, j'ai aussi "droguiste" et "droguerie". Pour ce dernier, j'ai qemiskop : c'est bien évident que les produits qui y sont en vente n'ont pas pour attribution d'être ingérés, injectés ou reniflés (sauf peut-être les solvants, y en a qui aiment, mais bon, c'est pas sans risques). Qemiskop, c'est donc une boutique où on vent de la chimie, et pas vraiment de la drogue, même légale (pour cette dernière, tourner au coin d'la rue : la pharmacie (apotèk, qbarmàki) est à trois cent mètres). Quant au (ou à la) droguiste, eh ben, c'est qemiskopdu ou, éventuellement qemithógdu (de thóge, pour "vendre").

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 39 EmptyHier à 19:09

Doj-pater a écrit:

* * * *
Zis un alten poèm po oro de zone: Vokale
Spoiler:

https://www.youtube.com/watch?v=CwwBDeWOfV4...
Faudrait ben que j'trouve quelque chose sur les voyelles. J'ai changé, y a pas trop longtemps la traduction pour le magenta : mazhèntaFuch.

Manque de bol, pour les huit voyelles (eeh ouais ! y a aussi le Y : faut pas l'oublier, c'est l'arbre ! y compte ; et p'is y a aussi le Æ et le Œ), j'vais avoir du fil à r'tordre.

U blu, mais aussi rub et fuch (les emm... commencent !)
Æ hræn
A zhàl (en forçant un peu), kràj et cjaṅ, aussi (rebelote !)
O broon
Y svỳt (pie°! j'fais qu'un voyage : ça vaut pour le noir et le blanc, té !)
Quant aux autres (Œ, I, E), je sèche.


Sinon, un peu d'vocabulaire :

poèm = tamávek
poèt = tamádu
poetic = tamáig

poetim = tamaas
poetid = tamávet
poetij = tamáret
vers = riylem
rime = tamápema.


Bon, y en manque, autant chez moi que chez Dopa. J'ai pas haikù, puisque j'en ignorais l'existance jusqu'à son inter. Je n'ai pas non plus "sonnet, rondeau", et j'en passe. Tamá- est à-priori. Dans la diégèse aneuvienne, ça viendrait d'un adjectif ptahx qui signifierait "soigné, artistique, recherché"... bref. Le quelque intervenant (y en a ? pourquoi déranger l'pluriel !) qui passe ici m'aura compris. La suite (-vek) vient de sĕvek, pompé lui-même au hongrois szöveg, pour le même sens (texte). S'en découlent, pour "poésie", les noms suivants :
tamávetul (ensemble de poèmes : tœl = ensemble)
tamávet (caractère poétique d'un texte, qu'il soit en vers ou en prose)
tamáret (caractère poétique ou artistique, cf art, imbriqué dans le mot).

Attention au glissement : riylem, c'est un vers (ù tràma riylmeve = une pièce en vers).
La rime, dans une syllabe, c'est pema, c'est-à-dire la syllabe soulagée de son attaque. Tamápema, c'est la rime dans un poème. On ne confondra donc pas le nom pema avec le parfait du verbe peme (rimer), rimo en uropi.

J'ai pas "pied" pour ce sens, non plus. Dopa, lui, s'est pas embêté, puisqu'il a opté pour versipod, ben tiens ! Le vers serait comme une espèce de... ver, un peu comme un mille-pattes, comportant, par exemple, douze pieds si c'est un alexandrin. Fallait oser !


Le syllogisme, main'nant :
Olygon omen • spændon
ùt olydon trakkov • olygon
kæt ùt olydon trakkov • spændon.



Rime, certes un peu moins riche qu'en uropi, mais ça tient la route quand même, grâce à la paronymie olydon/olygon. On peut ici avoir affaire à une paranomase.


°Il s'agit, bien sûr, de l'adjectif ! formé de svart (noir) et wỳt (blanc). Une vache pie noire se dit svỳt boovek, un taureau pie brun se dit brỳt booved. La pie (oiseau) se dit svỳtav, d'un seul tenant ! Pas confondre avec aroṅd ep ù svart ea wỳt av = l'hirondelle est un oiseau noir et blanc.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 39 EmptyAujourd'hui à 13:32

Doj-pater a écrit:
Une petite erreur

Citation :
tale we se rari se diari ;

C'est du parfait Uropi, mais ça veut dire autre chose:
tal = tout, wa = ce que > tal wa = tout ce que
tale = tous, we = qui > tale we = tous ceux qui, donc: tous ceux qui sont rares sont chers
L'erreur que j'ai fait vient en fait de mon incompréhension (bon main'nant, jpense avoir assimilé) les pronoms relatifs uropi,

en aneuvien, "ce qui" et "ce que" ne se traduisent pas. Æt qua, c'est spécifiquement "celui ou celle qui", pareil pour æt quas, pour celui ou celle que... etc. Le problème vient du français : "celui" et "celle" sont des pronoms démonstratifs. Ce (pronom, vient de "ça") peut être traduit par this, that ou par it, en anglais ; "celui" ou "celle" ne sont traduits que par this ou that (non respectiv'ment).

"Ce qui" pourrait être traduit par a qua. J'ai complètement occulté le a : qua suffit, puisque c'est un pronom relatif. Dans ce rôle, "ce" est plus indéfini que démonstratif, en fait.

"Celui" ou "celle que j'ai vu", on évoque clairement quelque chose ou quelqu'un de bien défini. Ça marche avec les autres pronoms relatifs :

Arrow Celle que j'ai vue au garage consomme plus que la mienne. Impossible de remplacer par "ce que", non ?

Arrow Ce dont m'a parlé le garagiste, je l'savais déjà. Là pareil : on ne peut pas remplacer par "celui" ou "celle". Ç'est évident.

Pareil pour "ce qui se conçoit bien s'énonce clairement".

Y a une différence entre
J'ai vu ce que tu as vu
j'ai vu celui que tu as vu.

Ça donne, en uropi
i vizì wa tu vizì
i vizì diz wen tu vizì


Et ça donne en aneuvien
eg vedja quas o vedja
eg vedja æċ quas o vedja.


Point commun entre les deux langues : y a un pronom démonstratif en plus dans la deuxième phrase ; celui-ci est l'antécédent du pronom relatif.
Différence : le pronom relatif n'est pas le même en uropi (wa/wen) alors que c'est le même en aneuvien (quas).


Un autre truc : tout.

En uropi, se traduit invariablement par tal au singulier et, par conséquent, tale au pluriel (peut être une reprise des langues romanes "tout", todo etc. avec les germaniques all, alle...

Toutefois, l'adverbe donne, naturellement, talim (tal, avec le suffixe -im).


En aneuvien, c'est un poil plus compliqué (non ?) :

y a al, qui n'a pas de pluriel, puisque c'est "tout" dans son entier (on compte UNE entité, et c'est celle-ci dont il est question) :
àt al bynòψak cem klàstă per àt igoψhákev = tout l'immeuble fut détruit par l'incendie.

Ça donnerait, en uropi : tal struen vidì distruen pa de brenad.

Maintenant, voyons la phrase : tout immeuble est équipé contre l'incendie.

Là, il ne s'agit manifestement pas d'un seul immeuble, mais de tous les immeubles, en totalité. On aurait, comme phrase paronyme "chaque immeuble est équipé contre l'incendie".

jaki struen vid areden gon brenad = æq bynòψak cem kengár igoψháx ob
tal struen vid areden gon brenad = omen bynòψak cem kengár igoψháx ob
.

On me dira que j'pinaille, mais selon moi, ces deux paires de phrases ont un sens légèrement différent. Pour la première, on a droit à un échantillonnage, une quantité dans un ensemble donné. Dans la deuxième, c'est (en principe, du moins) la TOTALITÉ des éléments qui sont pris en compte.


Des exemples, on pourrait en citer des pleins wagons... tiens ! justement :
Diz vagòne se talim roj = ær waane • lal rube = ces wagons sont tout rouges (ils ne sont pas bicolores).
Diz tale vagòne se roj = omnær waane • rube = ces wagons sont tous rouges (tous sont de la même couleur : y en a pas des blancs, des verts etc).

Et y reste, bien sûr, le nom ; le tout est de s'en souvenir :
Àt gans ep menrekun ċys (en uropi, ça donne quoi ?).

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