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 L'aneuvien, le psolat et l'uropi

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Anoev
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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 18 EmptyMar 13 Oct 2020 - 13:16

Contrairement à ce que j'ai craint un moment, j'ai point gouré concernant l'étoile dans nos trois langues :


étoileanvplturo
astrestelstelstel
figurestelastelumstel
animalasteli???maristèl
célébritésteladustelestela
Stela existe aussi en psolat, c'est le pluriel de stelum (influence grammaticale latine), mais c'est aussi la traduction directe de l'uropi stela et le féminin de stele, le masculin étant stelo*. l'uropi stela correspond à l'aneuvien stelakad.



*L'aneuvien et le psolat ont un nom spécifique pour dire "Jean Gabin fut une star" :
Jean Gabin eră ù steladak ; Jean Gabin eseri uno stelo. L'uropi a le même terme : Jean Gabin sì u stel. I av vizen stele in de hel ; di restoria av perlasen u stel.°

°Eg vedja ùr stelse in àt liylev ; videri steli in le cıele
Æt klem slutna ù stelas ; est ristorá perderi un stelum
.





Ben tu sais pas ? Eh ben j'crois que, au diacritique près, pour le psolat, je vais emprunter le nom à l'uropi, puisque les deux composantes sont latines, et donc, ça donnera maristel. Bien évidemment, j'en ferai état dans Idéolexique.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 18 EmptyMar 13 Oct 2020 - 18:19

Jean Gabin sì u kinustèl
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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 18 EmptyMer 14 Oct 2020 - 12:54

Doj-pater a écrit:
Vierge
Les noms en -a sont au féminin, les mots en -i sont des adjectifs, donc
u sait, u saita, saiti: Sait Stefàn, Saita Barbara*, mais de saiti misa: la sainte messe
De même:
Virʒa Maria, mais de virʒi fost = la forêt vierge

* Ici sait, saita, virʒa ne sont pas des adjectifs, mais des noms, des "titres" comme prisedan Mao, Kanselora Merkel, Pri Ministor Johnson, Paps Jan paul II, Raj Dagobèrt… i.s.p.
Là, on a des approches assez différentes, et pas pour tout. Chez moi, san est un adjectif et non un nom en apposition, comme chez toi. Par contre, des noms comme rex, paap, ministr, korrèndu (chancelier)... sont des noms et sont déclinables.

Du coup, on a
San Màri ere pàrten (sainte Marie était vierge)
À Pàrtenkad Màri cem sankă (la Vierge Marie fut sanctifiée).
dans la première phrase, on a un adjectif (san), invariable en genre* ; dans la deuxième, on a deux noms féminins en apposition.


Pour la forêt vierge, je m'tâte encore, je mettrais plutôt wildon°.


*... mais pas en nombre : àr sane erkàpdur à staden = les saints patrons de la ville.
°Mot déjà utilisé, signifiant "sauvage" dans le sens de "naturel", pompé à l'anglais, comme tu sais.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 18 EmptyJeu 15 Oct 2020 - 12:47

Doj-pater a écrit:
C'est parfait !
Tu devrais aussi indiquer que l'aneuvien parten-du…etc vient du grec παρθένος
J'l'avais mis là (dans la page de l'adjectif).

En fait, en général (parce qu'évidemment, y a quelques vagues exceptions), quand un mot est à-postériori, comme celui-ci, je mets la référence étymologique extérieure sur le mot le plus proche du radical, comme ici et les autres mots, je les base sur le mot aneuvien en question, avec les affixes ou désinences ou bien déformations, comme pàrton.


Un autre exemple : "aile" en aneuvien se dit ptær, dans la mesure où ça sert à un animal (oiseau, chauve-souris) ou un avion de voler. L'origine grecque y est mentionnée. Mais, comme j'ai pas eu trop la flemme, je l'ai mis aussi pour ptæroṅ, qui est un calque du français, pour l'aileron d'avion. Mais là s'arrête la relex car pour un aileron de poisson ou de cétacé, on a qualjàn, une agglutination de radicaux à-priori (quab = dos, et sljàn = nageoire).

J'ai vu flelit pour l'uropi, mais uniquement pour l'oiseau (et l'avion peut-être aussi), et pour l'ailette. Pour l'ailette, j'ai bien ptærin, mais ce n'est bien sûr pas celle du radiateur, pour laquelle je n'ai encore rien du tout. Pas plus que pour les autres sens de l'aile : celle d'une voiture, d'une armée, l'aile ouest d'un château et j'en passe. Bref : on est à la même ensaile... euh... enseigne.


Pour en revenir au saints, on a cette phrase :

Nu kospek ca wim u saita = Er atàrer kas kes ùt sans = Nous la considérons comme une sainte.

Deux approches différentes. Le genre (saita) s'accorde avec ca en uropi ; en aneuvien, l'adjectif est substantivé, donc déclinable, il est ici à l'accusatif, puisqu'attribut du COD kas (ca = la). Pour le genre, kas suffit bien*.


*Mais on peut dire tout aussi bien Er atàrer kas kes ùt san każ (nous la considérons comme une sainte femme). Bien évidemment, san redevient un adjectif et le cas de déclinaison est donc accolé à kad. Mais il y a une redondance kas ~ każ. On préfère faire court.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 18 EmptyJeu 15 Oct 2020 - 21:53

Anoev a écrit:
Eh ben j'crois que, au diacritique près, pour le psolat, je vais emprunter le nom à l'uropi, puisque les deux composantes sont latines, et donc, ça donnera maristel. Bien évidemment, j'en ferai état dans Idéolexique.
C'est fait ! Évidemment, comme tu peux voir, j'ai traité le nom uropi préalablement, pour me servir de modèle.

Pour les déclinaisons, on a :

uroSP
nom.maristèlmaristele
gén.maristelimaristelis


pltSP
nom.maristelmaristeli
acc.maristelummaristeli
gén.maristelimaristelerum
circ.maristelemaristelis

Bref : beaucoup de ressemblances, là aussi, même si c'est pas toujours sur les même cas.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 18 EmptyVen 16 Oct 2020 - 16:06

Doj-pater a écrit:
* tout simplement parce que j'ai oublié de préciser que uj en uropi était le suffixe péjoratif.
En aneuvien, c'est un préfixe. J'avais pas deviné à cause de l'exemple : je le savais déjà grâce au Vordar.

D'où vient -uj ? du français (crachouiller, gribouiller, franchouillard) ? où est-il plus large (I-E) ?

Chez moi, il vient de la mouche (næch, à-priori, mais j'trouve que ça va bien ; autrefois orthographiée næçh*), et le premier mot ainsi formé fut neçhkàrna (barbaque : viande à mouches). Le reste (noms, adjectifs, verbes) a suivi.



*J'ai utilisé une autre police que comic pour cete orthographe surannée, car sinon, on confondait avec nœçh qui est l'ancienne orthographe de nœch qui signifie une panne°.
°Quand le congélo est en panne, les mouches envahissent l'arrière-cuisine. Bon ! allez ! j'arrête les à-peu-près douteux ! Razz

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Velonzio Noeudefée

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 18 EmptySam 17 Oct 2020 - 11:34

Anoev a écrit:

D'où vient -uj ? du français (crachouiller, gribouiller, franchouillard) ? où est-il plus large (I-E) ?

Il m'a fait penser à un mot célèbre français plutôt péjoratif finissant en ouille.
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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 18 EmptySam 17 Oct 2020 - 11:54

Velonzio Noeudefée a écrit:
Il m'a fait penser à un mot célèbre français plutôt péjoratif finissant en ouille.
Jacquouille la Fripouille ? Au quaiiii !!! Diiiingue !!!

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 18 EmptySam 17 Oct 2020 - 14:11

Oui, -uj vient du français: barbouiller, gribouiller, fin comme gribouille, espèce d'andouille,… etc > pictujo, pentujo, skrivujo… et aussi suj = sale, muj = mouillé… etc.
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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 18 EmptySam 17 Oct 2020 - 22:07

Doj-pater a écrit:
muj = mouillé… etc.
Mouillé n'est pas péjoratif ! surtout quand il s'agit, à certains moments particuliers, d'une certaine partie de l'anatomie féminine...

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 18 EmptyDim 18 Oct 2020 - 11:47

Bon, je quitte ce fil, ça devient por*no… ! Embarassed

Mais non, j'rigôôôle Laughing
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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 18 EmptyDim 18 Oct 2020 - 12:16

Je ne te savais pas si pudibond. Il faut bien faire la différence entre la physiologie sexuelle, l'érotisme et la por*no. Moi non plus je n'aime pas la por*no, car elle flatte les pires instincts humains en matière de sexualité : la domination, la soumission, la force et j'en passe. Rien à voir avec l'érotisme qui chante la sensualité et l'affection, par exemple. Quant à la physiologie sexuelle, elle n'est que la description de ce qui se passe dans certaines parties du corps des animaux, humains compris, durant ces moments-là.

Dans le fil uropi, ta dernière inter parle d'amour, où tu y évoques le désir. De quel désir parles-tu alors ? Si c'est le désir de vivre ensemble, je te comprends, on est bien dans le sujet. mais s'il s'agit du désir sexuel, même s'il peut se combiner à l'amour, il n'y est pas intimement lié (cf plus haut).

En aneuvien, l'amour (sentiment profond), c'est klim (liam en uropi), le désir sexuel, c'est qud (seksi dezir en uropi). Deux notions, je l'ai dit, bien distinctes, même si elles ne sont pas disjointes (vaux mieux).

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 18 EmptyDim 18 Oct 2020 - 12:24

En dehors de cet exemple bien précis, je ne suis pas sûr que 'mouiller" ait des connotations bien positives:
quand on se prend une drache (comme on dit dans ch'Nord) sur le coin du museau, qu'on est trempé comme une soupe, qu'on se renverse son café sur le pantalon ou qu'on se prend un verre d'eau en pleine figure, ce n'est pas spécialement agréable ni positif.
La preuve: l'expression "Ne pas se mouiller" sous-entend que "se mouiller" est quelque chose de désagréable, voire dangereux, mais souhaitable.

Tu verras dans mon inter que je fais allusion au désir, à la libido et au kamasutra qui ne sont pas des marques de pudibonderie… Wink
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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 18 EmptyDim 18 Oct 2020 - 16:38

Doj-pater a écrit:
Tu verras dans mon inter que je fais allusion au désir, à la libido et au kamasutra qui ne sont pas des marques de pudibonderie… Wink
Raison pour laquelle j'ai été surpris, en première lecture, de ta réaction. Tu m'pardonn'ras si je t'ai choqué.

Y a d'autres acceptions où "mouillé" n'a rien de péjoratif, en linguistique, par exemple, quand on parle de palatale, comme la lettre russe Ь. On mouille sa chemise quand on a fait un effort notable.

Le désir, en général, en aneuvien, se dit velynt, la traduction de l'uropi zel. Le désir sexuel se dit qud, et ça tomberait à l'eau de mettre velynt à la place. Pour le verbe, c'est qudd, et on peut mettre, par exemple, dar ere qudde kase pour "ils les désiraient (elles)". Qu'est-ce que ça donnerait en uropi*?




*Là, on tombe dans un autre problème, celui de la distinction sexuelle dans la troisième personne au pluriel. Jusque là, je ne l'ai vu qu'en elko et en volapük (en plus de l'aneuvien et du psolat : repct : n, f, m) : igo, aigo et eigo (elko), li, laı, loı (plt), ar, kar, dar (anv), ons, ofs, oms (vpk). Cet exemple montre que ça peut (éventuellement) servir, même si ça ne sert pas systématiquement (utilisation préférentielle du neutre s'y a pas besoin de préciser le genre.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 18 EmptyDim 18 Oct 2020 - 17:18

On peut se recentrer sur le sujet principal du fil s'il vous plait ?


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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 18 EmptyDim 18 Oct 2020 - 17:36

La note de bas de page n'en est pas trop éloignée, puisque j'ai évoqué des pronoms personnels pluriels dans plusieurs langues, dont l'aneuvien et le psolat (en plus de l'elko et du volapük). Cette note de bas de page avait justement le rôle de revenir à un aspect grammatical. En général, le pronom est ar en aneuvien et li en psolat ; il est lu en uropi. Mais ce que je voulais justement savoir, c'est comment en uropi on traite ce genre de phrase (parmi d'autres). On aurait pu très bien avoir

Kar ere erlàje sokinaż qua sopèrfesems; dar nep. = Elles préféraient la gymnastique à l'athlétisme ; pas eux.

Comment tu ferais en algardien ?




Doj-pater a écrit:
prijan, prijo, prijad, prijim (plaisant, plaire, plaisir, s.v.p ).(...)
keri, kerin (cher, chéri)
mel (doux)
gust (goût).
Chez moi, ça donne des trucs un peu différents, quoi qu'à-postériori ou presque, malgré tout (dans certains cas, un peu déformé, quand même), respectiv'ment :
plaċun, plaċ, plaċyn, kjas plaċit ors (abrégé en kjaċit*), de PLACEO -ERE -VI -ITVM pour "plaire".
kœr, kœrjan (on n'est pas ben loin qdm)
mwy à-priori°. Ça fait doux, non, à prononcer ?
tas et ses dérivés, pompé à l'anglais, lui-même au français.


*Siouplait, s'te plaît.
°J'ai un autre à-priori : dyla pour "tendre". Respectiv'ment,
dyl a donné dylet pour "tendreté" (d'une escalope) et dylok (tendron)
dyla a donné dylanet (tendresse) et dylka# (tendron, pas l'même).

#Compression de dyla kad. Un des rarissimes (le premier, je pense) nom commun féminin aneuvien finissant par un -A.
Existe aussi dylda, synonyme de zhitœṅ, mais qui, contrairement à zhitœṅ (m. ou n.), est toujours neutre.

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 18 EmptyLun 19 Oct 2020 - 21:46

Pour "rose", le psolat et l'uropi sont assez proches.

La fleur se dit pareil dans les deux langues : roz, seules les déclinaisons divergent, mais ça, c'est pas du lexique : c'est d'la grammaire. Pour l'adjectif chromatique, comme on reste dans le domaine des langues d'échanges internationaux (même si c'est fictif pour le psolat), on reste plus ou moins dans l'même créneau, et seul la grammaire fait la différence, encore un coup : rozi (uro) VS rozis (uro). Là où j'ai encore un trou, aussi bien pour le psolat que pour l'uropi, c'est pour le nom de la couleur (le rose).

Passons à l'aneuvien. Pour la fleur, le nom n'est pas bien éloigné des deux autres : seule la voyelle a été étirée : rooz. Sa finale fait que la déclinaison ne distingue pas l'accusatif du nominatif, les deux autres cas n'appellent pas de commentaires : ùt fàdh roozene = un bouquet de roses. Là où l'aneuvien fait (un peu) bande à part, c'est pour la couleur (entre le saumon et le magenta, en somme ; ben oui : les roses ne sont pas toutes roses, y en a un paquet de couleurs, on peut s'en rendre compte dans toutes les roseraies), alors, du coup, tout en restant dans l'à-postériori, au lieu de pomper au bord du Tibre, j'suis allé sur les bords de la mer Égée, et j'en ai tiré rhod. L'adjectif n'est variable qu'en nombre, le nom est déclinable (comme kad) :

Ar làjdene rhoż, eg erlàj hræns. = Ils aiment le rose, je préfère le vert.

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Dernière édition par Anoev le Mer 21 Oct 2020 - 13:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 18 EmptyMer 21 Oct 2020 - 13:40

Doj-pater a écrit:

  1. Ne pas choisir les mots au hasard, mais privilégier ceux qui sont déja internationaux, et les adapter à la phonétique de la langue.
  2. Ne pas choisir systématiquement des mots latins car aujourd'hui la plupart des locuteurs des langues modernes ne connaissent plus cette langue. De nombreux termes issus du latin sont si spécialiés et scientifiques que la majorité des gens les ignorent.
  3. Entre une parfaite régularité et un parfait naturalisme il faut trouver des compromis.
  4. Privilégier des mots-racines monosyllabiques et étendre le vocabulaire par la composition et la dérivation à l'aide de suffixes et préfixes.
  5. Choisir une orthographe et une phonétique les plus simples possibles (5 voyelles prononçables clairement: a, e, i, o, u); ne pas conserver les orthographes traditionnelles trop irrégulières et trop compliquées.
  6. Chaque lettre doit avoir sa prononciation la plus intranationale.
  7. Il nous faut trouver un équilibre entre le principe de précision et le principe d'économie: trop de nuances superflues compliquent inutilement la langue.
  8. Ne pas accentuer les mots toujours sur la même syllabe, mais sur la syllabe la plus importante pour le sens du mot.
  9. Les adjectifs doivent être invariables sauf quand ils sont substantivés.

  10. Le Novial et l'Uropi ont une terminaison -i pour les adjectifs, -a pour les noms au féminin, -im pour les adverbes.
  11. Le Novial et l'Uropi ont conservé un génitif ce qui est très pratique pour relier deux noms, mais pas d'accusatif pour les noms, adjectifs et pronoms, qui peut créer de grandes difficultés pour les apprenants.
  12. Le Novial et l'Uropi utilisent des formes différentes pour les pronoms interrogatifs et relatifs (par exemple: ka? ≠ wa (que?, ce que), ke? ≠ we (qui? qui), ko? ≠ wo (où? où)
  13. Eviter des désinences verbales artificielles
  14. Deux participes suffisent: actif et passif.
  15. La racine verbale est utilisée pour le présent et l'impératif.
  16. Le futur se forme avec une particule ou un auxiliaire suivi du verbe (infinitif): Uropi: ve / Novial sal + V.
  17. Seul avoir est utilisé comme auxiliaire du parfait et des temps passés composés.
  18. Avoir un passif de devenir construit avec l'auxiliaire vido / bli (= devenir)

On va reprendre, point par point, les idées que j'ai gardées et celles que j'ai laissées, pour l'aneuvien (persolangue), mais aussi le psolat (pseudo LAI), je pourrai éventellement faire deux~trois clins d'yeux à d'autres LAI, comme l'espéranto ou le volapük, allons-y :


  1. Là, je dois admettre que, l'aneuvien étant une persolangue mixte, le contrazt est loin d'être toujours rempli. Toutefois, un nombre croissant de mots à-priori ont une motivation. Pour le psolat, d'origine latine (donc à-postériori), c'est d'à plus simple.
  2. Un nombre non négligeable de mots aneuviens  ont une source anglaise, allemande, russe, hongroise ou grecque. Évidemment, de par son nom, le psolat n'en fait pas autant ! Quelques mots venant directement du grec, par ci par là...
  3. Là, j'dois dire que... "un parfait naturalisme", j'ai pas trop compris le propos. Mais, dans mes deux langues, y a effectiv'ment quelques accrocs, souvent pour rendre les mots pas trop lourdingues.
  4. Oui, c'est vrai, de préférence, mais des fois, on peut pas faire autrement, quand la racine elle-même est déjà "longue" comme (gimnastia) que j'ai traduit sokísal en aneuvien.
  5. Pour les voyelles, en aneuvien, j'en ai nettement davantage, y compris côté phonémique. J'en ai une de plus en psolat : le [y], pris au français et au lombard.
  6. Pas toujours évident quand même. Le A, par exemple, varie du [ɑ] en Scandinavie (et aussi sur les bords de la Somme) au [a] sur le rivage méditerranéen.
  7. à, les nuances sont souvent indispensables, sinon on a des phrases à n'en plus finir. Mais les termes "imprécis" sont utiles aussi. C'est ce qu'y manque, pour le verbe "aller" (entre autres) en kotava.
  8. C'est le cas en aneuvien. En principoe, les mots sont accentués sur la première syllabe. Mais si l'accent est ailleurs, il faut pouvoir le localiser au premier coup d'œil, et sans réflexion ni déduction parfois tompeuse pour celui qui voit un mot pour la première fois.
  9. Les adjectifs aneuviens varient en nombre et en degré, en psolat, ils sont variables également en cas, voire en genre (latin aidant).
  10. Y a aussi, en uropi, des adjectifs en -ic, ainsi que des adjectifs verbaux en -an et en -en. Sans oublier certains adjectifs chromatiques (blu). Plusieurs désinences adjectives en aneuviens terminent les radicaux. Mais parfois, c'est le nom qui est pris sur l'adjectif : rylnet.
  11. L'aneuvien et le psolat ont quatre cas de déclinaison, ce qui permet d'augmenter l'expression des nuances sans multiplier des adposition, pour les compléments de noms et les COI (faites attention au chien).
  12. C'est le cas ni en aneuvien ni en psolat, sauf pour un cas : quand il s'agit de personne, pour "qui" : qua (r) VS quadù (?).
  13. Là, j'ai pas trop compris ce que tu voulais dire par là.
  14. Les participes aneuviens sont tous taillés sur le même modèle -un. Seul l'adjectif verbal (passif) remplace le -U par un -A.
  15. La racine, oui, mais pas la désinence.
  16. La particule, oui, en aneuvien, mais le mode du verbe n'est pas l'infinitif. Ça peut être l'indicatif ou l'impératif (variables en nombre), le subjonctif ou le participe (invariables). En psolat, latin aidant, les futurs sont d'un seul tenant.
  17. & 18.Pas d'auxiliaire pour les temps perfectifs ni pour la voix passive. Les verbes dor et læd peuvent servir d'auxiliaires pour le factitif ou le causatif (faire faire ; laisser faire).

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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 18 EmptyMer 21 Oct 2020 - 14:47

Citation :
13) Eviter des désinences verbales artificielles

Citation :
Là, j'ai pas trop compris ce que tu voulais dire par là.
Pas étonnant car la citation est tronquée:
"Eviter des désinences verbales artificielles comme en espéranto: -as, -os, -is, us
J'ai coupé la fin pour ne pas rallumer une polémique.
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MessageSujet: Re: L'aneuvien, le psolat et l'uropi   L'aneuvien, le psolat et l'uropi - Page 18 EmptyMer 21 Oct 2020 - 15:54

Doj-pater a écrit:
Citation :
13) Eviter des désinences verbales artificielles

Citation :
Là, j'ai pas trop compris ce que tu voulais dire par là.
Pas étonnant car la citation est tronquée:
"Eviter des désinences verbales artificielles comme en espéranto: -as, -os, -is, us
J'ai coupé la fin pour ne pas rallumer une polémique.
Personnellement, je n'ai pas trouvé l'origine de ces désinences, qu'on retrouve copie conforme en ido, et assez modifiées en novial (ar, -ir, -or -ur). Déjà, on voit que ce ne sont pas  les même que les désinences préfixées du volapük (-a- (seulement à la voix passive, avec le p- : présent), ä- (imparfait), e- (parfait), o- (futur, là, c'est pareil : coïncidence ?). Les verbes volapük sont, quel que soit le temps et le mode, d'un seul tenant et englobent le pronom personnel, ce qui donne une impression de conjugaison à la personne, mais, contrairement aux langues romanes, chaque élément (personne, temps, mode, voix) est distinct de tous les autres, ce qui rend les conjugaisons, même les plus alambiquées dans d'autres langues, beaucoup plus simples :

p.ä.lof.ofs.-la = elle fussent aimées. (les points ne sont que didactiques, par contre, le trait d'union est bien là (j'trouve ça un peu dommage)

Même l'aneuvien est (un peu) moins simple : ka cem ere klim.

Chacun voit (un peu) 12:00 à sa porte. Je n'ai jamais trouvé de tableau de conjugaison en interlingua. L'uropi et l'espéranto, je les connais plus ou moins par cœur. Je préfère le conditionnel uropi à son futur (qui calque trop sur l'anglais (verbe à l'infinitif) à mon humble avis). L'elko n'a aucune désinence, tout se fait par particules. Je suppose que maintenant, tu sais autant conjuguer en aneuvien que moi en uropi. C'est assez facile aussi. En uropi, les verbes sont comme les adjectifs (et les adverbes, 'videmment) : invariables en nombre, et aussi en personne. En aneuvien, à l'indicatif et à l'impératif, les verbes sont variables en nombre : sing./plur. comme des noms et des adjectifs mais bien sûr, ils n'ont pas de déclinaison : c'est la flexion de temps (et/ou d'aspect) qui la remplace ; au participe et au subjonctif, comme les adverbes, ils sont invariables en nombre, c'est tout. Le conditionnel (avec la particule kjas) est "à cheval" sur l'indicatif et le subjonctif. Les particules sont soit à-priori (dhep, ăk, kjas) soit à-postériori (ere, pris du latin ERAM ERAS...ERANT ; mir, du japonais 未来), mais elles sont en rapport avec des mots aneuviens : ere = être, mir, de miret (futur, destin), lui-même... cf plus haut), ăk, de auk (plan, projet), kjasyn (condition), cerem (passif)...

Tu nous as parlé de participes. Si la forme aneuvienne en -un peut être adjective (variable, devant le nom : sàcune kæse = fromages coulants) ou verbale (invariable, derrière le sujet : àt hemat sàcun in med flepeve = le sang coulant dans mes veines), la forme en un.a est exclusivement verbale. Opuna signifie, textuellement ayant ouvert. Pour "j'ai vu les portes fermées", on aura eg vedja àr klosane tœrse. Là, le A ne succède pas au verbe au participe, il remplace le U.

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